Rencontre avec les médias : Anja Karadeglija, The Wire Report

Anja Karadeglija suit de près l’évolution de l’industrie canadienne des télécommunications et des médias, à titre d’éditrice du Wire Report. 

Suivez-la sur Twitter @AnjaKaradeglija.

 

Quelle est la partie la plus gratifiante de votre travail?

Apprendre à connaître les sujets dont nous traitons, c’est-à-dire l’industrie canadienne des télécommunications et des médias. Plus j’en apprends au sujet des réseaux sans fil, des droits d’auteur et des nouvelles technologies, et plus ce domaine m’intéresse, même si cela signifie que je dois parfois parcourir des documents sur les dépôts réglementaires de centaines de pages.

Je suis, par ailleurs, fascinée de voir tous les changements fondamentaux qui s’opèrent dans notre façon de communiquer et de nous divertir. Quand je suis arrivée au Wire Report, Netflix venait tout juste de commencer à produire ses propres émissions, et j’ai donc pu produire des articles sur la façon dont les services de diffusion en continu transforment progressivement et en profondeur l’écosystème télévisuel. J’ai également l’occasion de publier des articles sur des enjeux comme la neutralité du Net et la vie privée, des enjeux qui ont gagné en importance au fur et à mesure que notre temps passé en ligne augmente.

Je suis maintenant de près les plateformes et technologies émergentes, comme la réalité virtuelle, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets, et je m’intéresse particulièrement à l’évolution de ces technologies, ainsi que l’effet qu’elles auront sur l’industrie canadienne des télécommunications et des médias lorsqu’elles arriveront sur les marchés grand public.

 

En quoi les médias sociaux vous sont-ils utiles?

Twitter est un outil très précieux pour se tenir au fait des derniers développements et suivre des discussions sur les enjeux que nous abordons.

 

Décrivez l’une de vos journées typiques 

Mes activités varient d’une journée à l’autre, et c’est ce que j’aime de mon travail. Je suis l’éditrice du Wire Report, mais j’ai également l’occasion de produire des reportages sur de nombreux sujets. Une journée, je peux concentrer tous mes efforts pour essayer de trouver de nouvelles idées de reportage et de nouveaux sujets dont nous pourrions traiter, ou encore pour affecter des journalistes à divers reportages et à travailler à la rédaction, puis le lendemain, je peux rédiger un article de fond ou préparer un reportage sur une nouvelle de dernière heure. Je peux devoir me rendre à la Cour fédérale pour un dossier sur le piratage participer à un comité parlementaire pour une étude, ou encore à une conférence de presse d’une entreprise de télécommunications qui fait l’annonce d’un nouveau service.

 

Quelle est votre opinion sur la crise de financement des médias?

J’ai la chance de travailler dans un organe de presse qui n’est pas aussi durement touché par certaines des difficultés qui affectent actuellement les médias canadiens. Nous sommes une publication spécialisée et nous préparons des articles pour un public très précis qui est prêt à payer un abonnement pour cette couverture spécialisée. Nous n’avons pas à nous soucier d’attirer des publicitaires.

Évidemment, ce modèle d’affaires ne pourrait sûrement pas fonctionner pour une chaîne d’information ou un journal local, ou encore pour un magazine qui ne serait pas axé sur une industrie précise, par exemple. Le Wire Report publie un nombre grandissant d’articles sur le problème de la concurrence entre les organes de presse et Facebook pour attirer les investissements des publicitaires. L’attention du public se tourne de plus en plus vers cet enjeu, mais bien malin celui qui pourrait prédire jusqu’où les choses iront.

 

Quel conseil donneriez-vous aux gens des RP?

Il faut connaître et comprendre l’organe de presse auquel vous vous adressez! Ne tentez pas de me vendre des articles qui sortent de notre domaine d’expertise.

 

Des bêtes noires?

Je n’aime pas qu’on me demande de jeter un coup d’œil à l’un de mes articles avant qu’il ne soit publié. C’est rare, mais ça arrive. Ce qui m’agace encore plus, c’est lorsque la personne tente de me faire changer d’avis quand je refuse.

 

Parmi vos manchettes, laquelle a suscité le plus d’attention?

Je ne crois pas pouvoir vous parler d’une manchette en particulier. Je choisirais sans doute l’une des manchettes qui portaient sur les changements importants apportés aux règlements encadrant l’industrie des télécommunications et des médias, comme la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) concernant la télévision à la carte, ou encore sur les vitesses de connexion Internet minimales que les fournisseurs doivent offrir.

 

Quel site Web consultez-vous en premier le matin?

Si je ne travaille pas, cela varie d’un jour à l’autre, mais si je travaille, c’est certainement Twitter ou Tweetdeck. Je ne peux pas commencer ma journée sans avoir consulté Twitter (et je continue de le consulter tout au long de la journée).

 

Café ou bière?

J’aime les deux, mais je dois concéder l’avantage au café, qui est un ami fidèle et une béquille depuis de très nombreuses années.

 

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